pélé 2011

* Avec Bernadette, à la rencontre du père

Attentif à la santé fragile de son aînée, François Soubirous, au cours de fréquentes visites à Bartrès, constatait que l’ancienne nourrice avait utilisé Bernadette comme fille de ferme plutôt que de lui permettre de fréquenter l’école et le catéchisme. Après cinq mois chez Marie Lagües, le père et la fille décidèrent, trois semaines avant les Apparitions, son retour à Lourdes. Il devenait urgent qu’à 14 ans, Bernadette aille à l’école et prépare sa première Communion. Elle ne connaissait, en patois bigourdan, que l’essentiel des prières chrétiennes reprises en famille dans le chapelet du soir… Avec le signe de Croix, le Gloire au Père, le Notre Père et le Je vous salue Marie, Bernadette célébrait l’essentiel du mystère du Salut.

 

* Le « Bon Dieu »: Père des pauvres

Pour ‘l’héritière’, l’aînée des 9 enfants Soubirous, comme pour ses parents, point de connaissances approfondies sur la Trinité, mais une foi profonde exprimée dans la prière en famille, éclairée par la confiance au Dieu Providence. Un climat d’amour venait alléger le poids de la misère du ‘Cachot’ et du manque d’argent. Malgré une santé délicate, Bernadette faisait de son mieux pour ajouter quelques sous au maigre salaire du papa « brassier », homme à tout faire et de maman, femme de ménage. Quand elle n’était pas occupée à veiller sur ses petits frères et sœur, ni à servir au cabaret de tante Bernarde, elle partait ramasser du bois mort, des chiffons et des os…

 

* La confiance d’une enfant

D’un papa pauvre mais affectueux et croyant au « Père des pauvres» Bernadette transposait l’image du Miséricordieux que Jésus avait enseigné à prier. Un ‘bon’ Dieu à l’écoute de l’indigent qui se remet entre ses mains. Devenue Sœur Marie-Bernard, elle ne cessera d’alléger les nombreuses épreuves pesant sur elle-même et son entourage, par le réconfort de sa foi toute simple en la sollicitude de Dieu. Elle reflétait ainsi la miséricorde du Dieu Consolateur annoncé par le prophète:« Comme une mère console son enfant, moi-même j’irai vous consoler. » (Isaïe 66,13),

 

* À la rencontre du « Père Immanquable »

 

Pèlerins vers Massabielle, nous nous laisserons guider dans la re-découverte d’un Père « immanquable» à qui se confiait Montfort séminariste à Paris. Stimulés par sa vie à la Providence partagée par ses frères autant que par Marie-Louise de Jésus et ses premières compagnes, nous marquerons une pause dans le relatif confort de notre quotidien… Conscients des précarités qui pèsent sur beaucoup, nous prendrons place, à l’invitation de l’Immaculée, dans la longue file des enfants d’une même famille, communauté d’une même foi. Nous répondrons à l’invitation du Père de Jésus et NOTRE PÈRE, le partenaire de notre histoire. Foule bigarrée de l’Église en marche, prenons joyeusement le sentier de Massabielle que nous ouvre avec confiance Bernadette « cette gamine qui nous prend par la main pour nous faire voir l’Invisible». (B.Dullier)